Les Formations

Bonjour à vous, qui lisez cet article. Dans la continuité de nos précédents sujets, nous allons parler ici de formations. Maintenant que vous avez les clés pour vous intégrer dans une équipe de manière optimale, nous pouvons parler de comment se former à son travail, à de possibles évolutions ou à des transitions de métier. En effet, que ce soit pour des ingénieurs fraîchement diplômés ou pour des personnes expérimentées qui changent de missions, d’entreprises ou de métier, il est fréquent de se demander « Est-ce que je serai capable de répondre aux besoins exprimés ? ». Alors pas de panique, on vous explique quels sont vos droits sur les formations, et comment y accéder.

LES FORMATIONS

C’est Mathilde Gauthier qui s’est prêtée au jeu de l’interview.

C’est une diplômée de la toute première promotion de l’EIDD, une des pionnières de l’école. Elle est consultante en Business Intelligence (BI), ainsi que Manager et responsable des formations à NRJBI. Vous pourrez trouver l’intégralité de son interview en annexe.

Le devoir de l’employeur

Pour bien commencer, nous allons voir les obligations de l’employeur face aux formations. Ce sont des formations que votre entreprise ne peut pas vous refuser, et qui, bien souvent, proviennent de son initiative. La sécurité primant avant tout, une formation pour assurer la sécurité au travail et protéger la santé des salariés doit être prévue par l’entreprise (salariés nouvellement embauchés, en CDD, changeant de poste de travail ou de technique, reprenant l’activité après un arrêt de travail de plus de 21 jours, etc…). De plus, comme expliqué dans la suite, des formations obligatoires et liées aux missions des employés, sont prévues.

Permettre aux salariés de s’adapter à leur poste de travail

En effet, que vous soyez un tout jeune diplômé commençant son premier emploi, ou un employé confirmé changeant de mission, votre entreprise doit s’assurer que vous vous adaptiez correctement à votre poste. Il peut s’agir de maîtriser des logiciels, des outils ou des tâches spécifiques. Comme nous le dit Mathilde, « Comme on est consultant, on change souvent de missions, il faut alors forcément s’adapter aux outils qui y sont ».

Si vous avez été retenu pour une mission, et bien sûr que vous n’avez pas menti pendant l’entretien, votre employeur connaît vos compétences. Bien que vous puissiez avoir des appréhensions lors de ces changements, ce qui est tout à fait normal, il n’y a pas d’inquiétude à avoir sur vos capacités à répondre aux besoins exprimés. D’une part, cela s’explique par le fait que vous êtes ingénieurs donc vous avez été préparé à apprendre de nouvelles choses. « A l’EIDD, on avait plein de cours, on a été formé à avoir un mindset pour apprendre ». D’autre part, comme dit juste avant, votre employeur vous a embauché en connaissance de votre parcours et de vos connaissances. Vous êtes alors tout à fait légitime à demander une formation, une passation ou autre prise de connaissance afin de commencer votre travail sereinement si vous estimez cela nécessaire. Ensuite, au cours d’un même poste, d’une même mission, vous pourrez également avoir des formations pour suivre les évolutions technologiques. Par exemple, si un nouvel appareil apparaît dans vos tâches, tel un microscope à effet tunnel, la connaissance pour l’utiliser ne s’invente pas et vous aurez à suivre une formation dessus. « Dans mes missions, il pouvait y avoir des besoins sur d’autres logiciels, où j’ai demandé à être formée sur l’outil Gathering Tools pour pouvoir travailler dessus. Pareil, dans ma mission actuelle, je dois travailler sur le logiciel DataStage, j’ai donc dû être formée dessus. »

Permettre aux salariés d’occuper un nouvel emploi dans le cadre d’un reclassement

Cas un peu moins fréquent, si votre médecin de travail vous déclare inapte au travail pour quelque raison que ce soit, votre employeur doit tout faire pour vous trouver un autre emploi : on appelle ça un reclassement professionnel. A la suite de quoi, il est aussi dans l’obligation de vous former à vos nouvelles tâches.

Suivre la convention collective, si elle prévoit des périodes de formation obligatoire

Une entreprise est rattachée à une convention collective, et celle-ci peut prévoir des formations obligatoires. Par exemple, certaines conventions prévoient une formation lors d’un retour de congés de longue durée.

Se conformer au contrat de travail signé s’il contient une obligation de formation.

Enfin, bien-sûr, s’il a été spécifié dans le contrat de travail que l’employé a droit à une formation, l’entreprise comme l’employé est dans l’obligation de répondre à ce contrat. Par exemple, dans l’entreprise de Mathilde, à NRJBI, les nouveaux employés bénéficient d’une formation initiale, prévue dans le contrat de travail. Elle a pour but de former des personnes qui n’ont rien à voir avec le monde de la BI, afin qu’ils aient le niveau pour exercer dans ce domaine. « A la fin de ces 6 semaines de formation et du projet, on avait un examen final pour savoir si on allait vraiment faire partie d’NRJBI […] C’était dur, mais en y repensant c’était nécessaire puisqu’on faisait une formation de 6 semaines pour faire un métier où il y a des gens qui ont fait 5 ans d’études dans la BI. Donc je trouve que de ce côté, la formation était complète. Très dense, mais très complète ».
Ce genre de formation est courant dans le milieu de l’informatique, et peut être très utile pour une reconversion.

Le CPF

Les crédits

En plus des formations obligatoires, toute personne active cumule sur son Compte Personnel de Formation (CPF) un montant lui permettant, à son initiative, de se former. Ce montant est de 500 euros par an, plafonné à 5000 euros, pour les salariés qui effectuent une durée de travail supérieure ou égale à la moitié de la durée légale ou conventionnelle du travail sur l’ensemble de l’année. Ce compte est mis à disposition dès votre entrée sur le marché du travail, et ce jusqu’à votre retraite. Bien sûr, ces formations ne sont pas obligatoires, les droits acquis ne peuvent être utilisés qu’avec l’accord de la personne. Ainsi, la non-utilisation ou le refus d’utiliser son crédit ne constitue pas une faute. Votre employeur ne peut pas vous obliger à l’utiliser pour effectuer une formation. Pour ce qui est de l’accord de l’employeur, deux cas sont à différencier :

  • La formation n’est pas soumise à l’accord de l’employeur lorsqu’elle est suivie, pour sa totalité, en dehors du temps de travail ;
  •  Lorsqu’elle est suivie en tout ou partie, pendant le temps de travail, le salarié doit demander une autorisation d’absence à son employeur (dans ce cas le salaire du salarié est maintenu).

La demande du salarié doit intervenir au minimum 60 jours avant le début d’une formation d’une durée inférieure à six mois et au minimum 120 jours pour une formation d’une durée de six mois ou plus. Aussi, si elle est en dehors du temps de travail, vous pouvez effectuer une formation qui n’a rien à voir avec votre poste. Vous pouvez vous faire plaisir avec une formation certifiante d’oenologie ou de moniteur de ski.

Mon compte

Pour y accéder, il faut se rendre sur le site officiel moncompteformation.gouv.fr. Vous y trouverez un espace personnel sécurisé avec :

  • Les informations qui vous concernent comme votre crédit accumulé en euros ;
  •  Des informations sur les formations éligibles au CPF ;
  •  Un premier niveau d’information sur les financements de formation ;
  •  Un accès à des services en lien avec l’orientation professionnelle comme le CEP (Conseiller en Evolution Professionnelle) qui est un service gratuit.

C’est une plateforme assez méconnue des employés, et beaucoup, comme Mathilde, n’utilisent pas leurs crédits. Ils peuvent pourtant être bien utiles pour une reconversion professionnelle, pour obtenir des certifications, ou lorsque vous êtes en recherche d’emploi.

Projet de transition professionnelle (PTP)

En fonction de votre statut, vous pouvez avoir des financements pour compléter vos droits CPF. Ils peuvent être par votre employeur, par l’État, par l’organisme chargé de la gestion de la branche accidents du travail et maladies professionnelles, à la demande de la personne (CNAM), ou par des collectivités territoriales.

Les demandeurs d’emploi qui ont un abondement à Pôle Emploi peuvent bénéficier d’un financement complémentaire par Pôle Emploi (sous certaines conditions) pour compléter les charges d’une formation dans le cas où les crédits CPF sont insuffisants.

Quand demander une formation ?

Le plan de développement des compétences

Tout d’abord, votre entreprise peut avoir un Plan de développement des compétences. C’est un document qui décrit les actions de formation prévues par l’employeur pour ses salariés. Une entreprise n’est pas contrainte par la loi à mettre en place un tel document, mais étant fortement conseillé à le faire, il y de grande chance que votre employeur l’ait mis en place. On y retrouve les formations obligatoires en accord avec la collection collective, ainsi que les potentielles formations non obligatoires.

L’entretien annuel

De plus, un entretien professionnel entre le salarié et son employeur est obligatoire tous les deux ans. Il y est discuté les perspectives d’évolution et les formations nécessaires à celles-ci.

Bien souvent, cet entretien a lieu tous les ans, et permet d’élaborer des objectifs sur l’année suivante, la validation de ceux de l’année précédente, ainsi que d’effectuer une revalorisation salariale. En effet, à la suite d’une formation, que ce soit sur un poste actuel ou sur une évolution de métier, il est possible de négocier un nouveau salaire avec votre entreprise. À l’issue de cet entretien, un compte-rendu est rédigé et une copie doit être remise au salarié.

Ne pas hésiter à demander une formation

En dehors des formations prévues par votre employeur, ou de celles envisagées lors de l’entretien annuel, il peut arriver que vous sentiez le besoin de vous former. Entre les changements de missions, les technologies qui évoluent, ou encore les prises de consciences sur des méthodes de travail qui ne sont pas productives, il y a une multitude de cas où vous pourriez ressentir ce besoin.
Alors que faire dans ce cas ? Rien de plus simple, contactez votre supérieur hiérarchique. En effet, il est aussi dans son intérêt que vous ayez tous les outils pour réussir vos tâches et pour faire évoluer l’entreprise. « En tant que manager, quand ton manager te remonte un besoin d’être formé, tu regardes d’abord ce qui a déjà été fait dans l’entreprise. S’il y a des formations qui ont déjà été faites, […] on peut orienter le manager vers ces formations. Il y a aussi la plateforme Udemy. […] Après, si on n’a vraiment pas ça au sein d’NRJBI, on remonte le besoin à nos directeurs, et c’est fait par des entreprises externes. Pour être certifié, c’est aussi fait par l’éditeur ».

Les certifications

Les formations que vous réalisez, qu’elles soient faites par votre employeur ou par une entreprise externe, peuvent être certifiantes. C’est un vrai plus à ajouter à son CV. Ces diplômes prouvent vos compétences dans le domaine que vous exercez, comme dans un domaine que vous voulez exercer à la suite d’une reconversion. Lors d’un entretien, une certification a plus de valeur qu’une simple promesse de compétence. « Clairement, sur un CV ça dit ton niveau. Quand les gens la voient sur un CV, ils savent ce que ça veut dire derrière et ce que ça vaut, à quoi s’attendre. Donc c’est un plus quand tu veux changer de métier ou de mission ». On ne peut que vous conseiller de favoriser les formations certifiantes, et de saisir les opportunités qui s’offrent à vous sur ce point.

VAE

Même sans passer de formation spécifique, il est possible d’obtenir une certification en la justifiant par son expérience professionnelle. Cela s’appelle une Validation des Acquis de l’Expérience. Cette certification professionnelle doit être enregistrée au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
Pour l’obtenir, il faut en faire la demande à un point relais conseil validation des VAE. Bien sûr, il faut que la certification demandée soit en rapport avec votre expérience, et vous devez pouvoir justifier d’1 an d’expérience à temps complet minimum. Cette durée peut être continue ou non, et salariée ou non (activité professionnelle salariée ou non, bénévolat, volontariat, responsabilités syndicales, etc…).


Ils vous demanderont alors de saisir un dossier, pour lequel vous avez un droit à l’accompagnement. Ainsi vous pouvez bénéficier d’un conseiller VAE qui vous guidera tout au long de la démarche, comme étudier la pertinence de la demande et les financements disponibles. Si votre dossier est retenu, vous serez convoqué par un jury afin de justifier vos compétences lors d’une évaluation.

Voilà, nous espérons que l’article vous aura plu et que vous y aurez appris de nouvelles choses sur les formations dans le monde professionnel. Bien que vous ayez fini vos études, vous pouvez toujours faire valoir vos droits à la formation, alors n’hésitez surtout pas. Bien que votre parcours professionnel soit rempli d’appréhensions face à de nouveaux challenges, il n’y a jamais de quoi paniquer. Si vous êtes à votre place c’est que vous avez les capacités pour vous y développer, il ne reste plus qu’à se servir des outils qui sont mis à votre disposition.

Pour plus d’informations sur les rémunérations, les congés relatifs aux formations ou autres renseignements, vous pouvez regarder sur les sites service-public.fr et economie.gouv.fr. Sinon, nous nous ferons un plaisir de répondre à vos questions.

A bientôt !

Interview complète

Mathilde GAUTHIER

Diplômée de la toute première promotion de l’EIDD en Matériaux et Nanotechnologies (MN)
Elle travaille actuellement en tant consultante Business Intelligence à NRJBI, depuis maintenant 6 ans.

Est-ce que tu peux te présenter et nous dire un peu comment tu as évolué dans ton parcours professionnel ?

Alors moi c’est Mathilde Gauthier, je suis consultante dans la BI depuis maintenant plus de 6 ans. J’ai commencé en tant que simple développeuse BI, puis je suis rapidement devenue chef de projet après 1 an d’ancienneté. J’étais dans une mission où l’équipe était composée de 2 personnes. Ma chef de projet à ce moment-là a démissionné et c’est venu naturellement que je prenne sa place. Je me suis occupée de plusieurs petits projets BI et RH de Danone. En parallèle de ces petits projets, j’ai aussi travaillé en tant que développeuse sur un gros projet. Là aussi j’ai rapidement évolué vers un poste plus fonctionnel en tant que BA (Business Analyst), puisque la personne qui occupait cette fonction partait. Je faisais donc les specs techniques, les tests, etc… C’est donc un peu par hasard, parce que les personnes avec qui je travaillais sont parties *rires*, que j’ai pris rapidement leurs rôles. J’ai ensuite rejoint une mission chez Michelin en tant que développeuse. Là-bas il n’y a pas vraiment d’expert microstrategy. J’ai donc ce rôle un peu transverse. Il m’est arrivé d’aller dans d’autres équipes qui n’ont rien à voir avec la mienne pour apporter mon expertise. A côté, à NRJBI, au bout de 2 ans j’ai émis le souhait de devenir Manager, l’ancienneté minimum pour faire la demande. Je me suis donc occupée de plusieurs consultants. J’ai aussi émis le souhait de faire de la formation. J’ai commencé ce rôle avec Udemy (une plateforme en ligne de formations certifiantes), qui est proposée par NRJBI en libre accès pour ses consultants. Je travaillais avec une autre consultante pour entrer en contact avec la plateforme, regarder la facturation, mettre en place les formations quoi. Ensuite on trouvait les formations intéressantes, on rédigeait les newsletters, on suivait qui se formait tous les mois et les statistiques d’utilisations. NRJBI a par la suite mis en place une formation en interne au métier de la BI. J’ai donc postulé pour y prendre le poste de responsable.

Donc quand tu es sortie d’école tu es directement allé vers la BI ?

Alors j’ai d’abord fait chômage pendant un an *rire*. Mais sinon oui, comme je ne trouvais pas de poste dans le secteur MN, je me suis tournée vers la BI.

Est-ce que quand tu es sortie d’école, que ce soit dans le domaine de la chimie ou autre, tu avais l’impression d’avoir les connaissances et les capacités pour répondre aux besoins des offres d’emplois ?

Je ne pense pas. Je pense que j’avais plus un background Recherche, par mes stages et projets. J’avais donc plus un profil de Chercheuse que de Chef de projet dans la chimie, et la recherche ce n’était pas pour moi *rires*.

La BI, c’est toi qui as cherché ce domaine, ou c’est NRJBI qui t’as contacté ?

Alors j’ai vu une annonce sur internet et je me suis dit « Pourquoi pas ? ». En fait, quand j’étais à la recherche de travail, je faisais partie de « Nos quartiers ont du talent ». C’est une association pour aider les jeunes de banlieues, comme j’étais dans le 93. J’avais donc une personne qui me donnait des conseils pour postuler, qui m’aidait à refaire mon CV, m’expliquait ce qu’il fallait dire après un entretien, etc… J’ai aussi été aidée par l’APEC de ce côté-là. C’était quelque chose que je ne savais pas trop faire, et je ne me sentais pas du tout aidée là-dessus en école et en sortie d’école.

Quand tu as vu l’offre d’emploi d’NRJBI, est-ce que tu as senti que tu pouvais exercer ce métier ? Tu n’as pas eu d’appréhension par rapport à la formation ou le fait de changer de métier ?

Changer de métier non, parce que ça faisait 1 an que j’étais au chômage donc il fallait clairement que je fasse quelque chose. D’un autre côté, je ne voulais pas entrer dans l’informatique. Mon père étant informaticien, par contradiction je ne voulais pas faire la même chose. Mais finalement l’informatique c’est tellement vaste que je suis arrivée dans un domaine, la BI, qui est complètement différent du sien, dans les commandes de vols. C’était un peu dur en vrai, après un an de chômage, de reprendre une formation. Je ne me sentais pas légitime, donc je pense que j’ai bossé deux fois plus que les gens plus forts que moi ou qui sortaient juste d’école. J’avais donc de l’appréhension, mais comme à l’EIDD on avait plein de cours, on a été formé à avoir un mindset pour apprendre quoi, je n’avais pas peur pour ça. Mais forcément quand tu as été un an au chômage, que tu étais dans le domaine de la chimie, que t’arrives en formation et qu’on te demande de faire un site web et que personnellement j’avais aucune idée de comment faire ça, que tout le monde autour de mois codait super rapidement, on ne va pas se mentir j’étais en panique. *rires* Mais au final ça a été quand même.

Donc du coup tu as été formée dans le métier de la BI par ton entreprise qui proposait cette formation à leurs employés. En dehors cet environnement-là, changer de métier, est-ce que tu penses que les employés ont besoin d’être formés ?

Je pense que ça dépend du domaine dans lequel tu travailles, mais par exemple dans la BI qui change tout le temps, avec pleins de subtilités et pleins d’outils, on a besoin d’être formé tous les ans. Par exemple, dans l’entreprise où je suis, on a été formé sur l’outil Microtrategy et sur le logiciel Informatica, mais clairement j’ai eu besoin d’être formé sur d’autres outils. Dans mes missions, il pouvait y avoir des besoins sur d’autres logiciels, où j’ai demandé à être formée sur l’outil Gathering Tools pour pouvoir travailler dessus. Pareil, dans ma mission actuelle, je dois travailler sur le logiciel DataStage, j’ai donc dû être formée dessus. Comme on est consultant, on change souvent de missions, il faut alors forcément s’adapter aux outils qui y sont. Il y a aussi des formations pour changer de poste. Par exemple, quand tu veux être chef de projet, ça ne s’invente pas. Il faut apprendre à faire des CdC, des specs, et oui ça peut s’apprendre directement en mission, mais si tu as les clefs et si tu peux avoir une formation dessus c’est hyper utile.

Et tu devais poser des jours pour faire tes formations ?

Je posais mes jours chez le client mais pas pour mon entreprise, qui m’a payé mes formations. Il y en a où c’était en interne, quand il y a des consultants qui peuvent former les autres consultants comme pour ma formation sur DataStage, et il y en a où il fallait aller chez l’éditeur. C’était le cas pour Gathering Tools, qui a duré 3 jours si je ne me trompe pas. Pareil, pour le logiciel Microstrategy, à l’époque NRJBI ne formait pas en interne dessus donc c’est l’éditeur qui nous faisait cette formation. C’était à distance, en anglais, et en anglais fait par des roumains, donc un peu compliqué au début quand tu comprends rien à Microstrategy *rires*. On ne va pas se mentir, dans ce contexte c’était pas facile de suivre, il y avait des notions où un prof en présentiel aurait pu être plus utile qu’un prof à distance. Mais c’était intéressant, vu qu’avec l’éditeur tu pouvais aussi passer la certification.

En sortant de cette formation tu te sentais prête à travailler alors ?

Alors non, je ne me sentais pas prête, mais heureusement mon entreprise nous a donné un projet pratique sur lequel travailler, qui se basait sur une vraie mission. Ça nous a permis de mettre en pratique tout ce qu’on avait vu pendant la formation. A la fin de ces 6 semaines de formation et du projet, on avait un examen final pour savoir si on allait vraiment faire partie d’NRJBI. Dans notre cas on était une promo de 10 au début, on a fini à 8, donc il y en a 2 qui n’ont pas été acceptés. C’était dur, mais en y repensant c’était nécessaire puisqu’on faisait une formation de 6 semaines pour faire un métier où il y a des gens qui ont fait 5 ans d’études dans la BI. Donc je trouve que de ce côté, la formation était complète. Très dense, mais très complète.
Au début on n’était peut-être pas au même niveau que ceux qui sortaient de ces études forcément, surtout avec l’appréhension du premier job, mais après oui on avait le même niveau.

Du coup toi qui a été manager et chargé des formations à NRJBI, est-ce que tu peux nous dire comment ça se passe quand un employé souhaite se former, ou par exemple dit qu’il n’arrive pas à faire certaines tâches ?
En tant que manager, quand ton managé te remonte un besoin d’être formé, tu regardes d’abord ce qui a déjà été fait dans l’entreprise. S’il y a des formations qui ont déjà été faites, par exemple il y a 1 an les managers ont fait une formation chef de projet et ont ensuite fait des PowerPoints sur ces formations, on peut orienter le managé vers ces formations. Il y a aussi la plateforme Udemy. Donc si tu veux une formation sur Tableau, je peux te diriger vers une formation Udemy.
Après, si on n’a vraiment pas ça au sein d’NRJBI, on remonte le besoin à nos directeurs, et c’est fait pas des entreprises externes. Pour être certifié, c’est aussi fait par l’éditeur.

En parlant de certifications, est-ce tu as déjà fait des formations qui étaient certifiantes ? Est-ce qu’ils ont ajouté de la valeur à ton CV ?

Du coup moi j’ai 2 certifications : la certification Developer de Microstrategy en 9.4, et la certification analyst en 2020. Clairement, sur un CV ça dit ton niveau. Quand les gens la voient sur un CV, ils savent ce que ça veut dire derrière et ce que ça vaut, à quoi s’attendre. Donc c’est un plus quand tu veux changer de métier ou de mission.
Je ne sais pas si tu vois les formations avec ton compte personnel de formation (CPF), mais tu as le droit d’avoir des formations qui ne touchent pas forcément à ton domaine. Est-ce que tu as déjà fait une formation pour t’intéresser à un autre domaine.
Non… Non parce que j’ai pas le temps *rire*
Mais je pense que c’est hyper utile, parce ce que tu peux apprendre pleins de choses. Et même si c’est pas dans ton domaine, il y des choses qui se rejoignent, et tu peux apprendre des choses que tu peux adapter à ton domaine.

Dernière question du coup, est-ce que tu as déjà formé un employé ? Que ce soit une formation officielle certifiante ou même un nouvel employé par exemple.

Alors je n’ai pas fait de formation certifiante, mais j’ai été formateur sur 2 types de formations :

  • Au sein de la formation initiale à NRJBI sur le logiciel Informatica. C’était un groupe de 4 personnes, pendant 2 jours, sur des exercices et de la théorie.
  •  Formatrice pour des utilisateurs finaux du logiciel Microstrategy chez Monoprix. J’ai donc formé des utilisateurs pour qu’ils puissent utiliser la plateforme web, utiliser des objets existants, etc… J’ai été formatrice pendant 1 an je crois, avec des sessions qui allaient entre 5 et 10 personnes en présentiel.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *